Il y a des aventures que l’on prépare pour voyager. Et il y a celles que l’on prépare pour se préparer soi-même. Cette traversée des Alpes en gravel faisait partie de la deuxième catégorie. Avant de repartir sur les tournages de RISE, avant de passer des semaines sur le terrain à filmer des histoires, des solutions et des rencontres, on avait besoin de tester le corps, le matériel et notre capacité à avancer longtemps, même quand la fatigue prend toute la place.
L’idée était simple sur le papier : partir de Thonon-les-Bains, au bord du lac Léman, et rejoindre Nice, au bord de la Méditerranée, en suivant une trace inspirée de la Route des Grandes Alpes en version gravel. En pratique, cela voulait dire 800 kilomètres, 21 500 mètres de dénivelé positif, des vélos chargés, des journées immenses, des bivouacs, des orages, des cols mythiques et beaucoup de moments où il fallait pousser le vélo plutôt que le pédaler.
Nous n’étions pas là pour chercher la performance pure. Mais nous avions quand même choisi un format intense : traverser les Alpes en 6 jours et demi. C’était court. Trop court, parfois. Mais c’était aussi exactement ce que nous étions venus chercher : un condensé d’effort, de paysages et de liberté.





















